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11.06.2005

Premier extrait

il y a un moment où, il faut savoir se jeter à l'eau. je soumets donc un petit passage de Paul Vachard à vos critiques avisées...
Paul Vachard sort enfin de mon ordinateur.
Pour moi, c'est un soulagement. Pour vous, c'est plus dangereux car Paul Vachard va entrer dans vos vies.


Toutes mes angoisses, je les ai vécues seul. Toutes mes peurs, je les ai surmontées seul. Comment vivre sans amour si ce n’est en faisant abstraction de tout amour ?
Je suis donc devenu sec : sec d’émotions, sec de sentiments.
Suis-je devenu un monstre ? Je ne sais pas
Que dois-je faire pour mériter l’amour ? Je ne sais pas.
Peut-on vivre sans amour ? Je ne sais pas.
Dois-je poursuivre mon existence solitaire ? Je ne sais pas.
Comme tout adolescent, des questions existentielles ont compliqué ma vie qui n’était déjà en rien idyllique. La volonté de mourir s’est imposée à moi comme une évidence. Contrairement à beaucoup de jeunes gens confrontés à la dure transition de la puberté, mes tendances suicidaires étaient fondées et justifiées...

...Même dans ma tentative de suicide, mon père ne m’a été d’aucun secours.
Détestant la violence, j’ai imaginé une fin médicamenteuse, mais la pharmacie paternelle a été décevantes. Le surhomme n’était jamais malade, l’option d'absorption massive de médicaments s’est avérée vite irréalisable. J'ai fouillé le bureau de mon père à la recherche d’un poison libérateur.
Le salut est apparu sous la forme d'une enveloppe racornie estampillée du Ministère de l’Intérieur dans laquelle j'ai découvert diverses pilules gravées de symboles étranges : tête de mort, cœur, X…

La première image qui m'est revenue à l’esprit, fût le regard inquisiteur de mon père. Je venais d’échapper in extremis à une overdose. Je n'ai compris que bien plus tard que les cachets étaient des pilules d’ecstasy. Cette prise involontaire de drogue a eu pour effet de faire disparaître mes angoisses, de renforcer mon besoin d’amour paternel. A mon réveil, dans une bouffée hallucinogène à tendance passionnelle, j'ai tenté de le prendre dans mes bras.
Les yeux noirs qu’il m'a lancé, ont calmé très vite cette pulsion euphorique. Le plus grand flic de France s'est retrouvé au chevet d’un fils drogué. Le reproche et la honte générés par cette situation ont fait disparaître en moi tout possible penchant pour la drogue.

Je pense avoir échappé de justesse à la Garde à Vue ce jour là. J’entends encore mon père me dire d’un ton sévère :

Errare humanum est, perservare diabolicum. Il est dans la nature de l’homme de se tromper, persévérer est diabolique...

Fred de Mai

Commentaires

Voilà avec ces deux dernières notes on a une idée de ce que tu nous concoctes depuis un moment.
Le commentaire est une exercice difficile auquel je préfèrerais me livrer off-line d'autant que j'ai cru comprendre que Fred ne supporte pas la critique et que Paul a la gachette facile. Hum... Restons prudent.

Ecrit par : Joël | 11.06.2005

Effectivement, nous sommes en plein danger de Vachardisation mais en même temps, on en redemande....
Vivement la suite, et comme on dit chez les Sénégalais....Deweneti, diam ak salam....
Ton nouveau fun club international.
Sylvie

Ecrit par : Sylvie AIDE | 11.06.2005

Salut je vient de relire ce premier extrait qui nous plonge dans l'ambiance stressante de la vie de Paul Vachard. Nous avons remarqué, que chaque premiére lettre de chaque phrase sont en majuscule, sauf les deux premiéres, alors pourquoi ? est ce que c'est ton effet de style pour différrencier l'extrait de Toi, ou, est ce que c'est comme le " ma ma goule " du dernier extrait.

Ecrit par : LE TARIFA | 08.08.2005

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