02.07.2005

Tueur en série

"The Thrill Killer"

Littéralement : celui qui tue pour le frisson.


De son vrai nom Richard F. Biegenwald.

Ce tueur en série est né en 1940 à Charleston aux Etats-Unis.

Fils d’un père alcoolique qui le battait, le petit Richard connaît son premier centre psychiatrique à l’âge de cinq ans. Ce placement fait suite à l’incendie de sa maison provoqué par le petit pyromane.

Il vécu dés lors son enfance dans des centres psychiatriques ou des maisons de corrections. Alcoolique à huit ans, il fut choisit pour une thérapie expérimentale à base d’électrochoc à neuf ans.

Il tenta de mettre fin à ses jours en s’immolant par le feu dans sa onzième année.

En 1958, alors qu’il n’est pas encore majeur, il a déjà connu la prison pour vol de voiture.

Dès sa sortie, il entraîne un ami dans l’une de ses expéditions et le conduit à Bayonne (New Jersey) à bord d’un véhicule volé. Sur place, une tentative de vol d’une superette tourne au drame. Biegenwald tue le propriétaire Stephen Sladowski, qui n’est autre que l’assistant du Procureur.

Au cours de sa cavale, il tire sur les policiers autoroutiers et blesse un agent à Salisbury.

Pour ses méfaits, Richard F. Biegenwald est condamné à la prison à vie.

L’histoire aurait pu en rester là mais, une libération sur parole, le sort de prison en 1975 après 17 ans d’incarcération.

Une fois libre, Biegenwald s’installe chez sa mère, dans le New jersey, pour sa réinsertion. Malgré un visage marqué par de nombreuses cicatrices, il parvient à séduire sa jeune et belle voisine de 16 ans.

Dès 1977 il se soustrait aux obligations de la liberté conditionnelle dans l’indifférence du système judiciaire.

Il faut attendre 1980 pour que Biegenwald se retrouve à nouveau derrière les barreaux. Il profite de cette détention pour épouser sa voisine devenue majeure.

On lui reproche le viol d’une jeune femme à Brooklyn. Mais, la victime étant dans l’incapacité de l’identifier formellement lors de la confrontation, il est à nouveau libéré.

Il s’installe alors en couple dans le New Jersey et est employé à l’entretien du Asbury Park.

De nombreuses jeunes filles disparurent à cette époque mais la Police se contenta de considérer ces disparitions comme des fugues d’adolescentes.

C’est son caractère vantard qui va perdre Biegenwald.

Biegenwald fréquente un dénommé Dherran Fitzgerald, ancien compagnon de cellule.

Les deux compères sont arrêtés, suite à une perquisition, pour détention de drogue (hashish, L.S.D) et d’arme (pistolets et mitraillette).

Fitzgerald craque durant l’interrogatoire et avoue avoir enterré des corps de jeunes femmes dans la maison de la mère de Biegenwald. Mais il impute le meurtre à son ami.

Deux corps démembrés furent retrouvés. Celui de Maria Ciallella et celui d’une jeune femme jamais identifiée.

Il indiqua également l’emplacement du corps de William Ward, un indicateur de la Police.

Biegenwald, par vantardise, avait offert une bague à une amie de sa femme. Il lui indiqua qu’il l’avait prise sur une fille qu’il avait tué. Il ne se contenta pas de cet aveu morbide et lui montra un corps de femme morte qui se trouvait dans son garage.

En 1983, la police retrouva le corps de Anna Olesiewiz derrière un restaurant. Biegenwald fut dénoncé par l’amie de sa femme qui reconnue la victime. Sans cela, il n’y aurait pas eu la perquisition qui amena son arrestation et celle de son ami délateur.

Un autre meurtre fut imputé à Biegenwald : celui de Betsy Bacon (17 ans). Le père de la victime, un mafieux local, offrit alors 100 00 dollars pour la tête du tueur de sa fille.


Toutes ses victimes furent tuées d’une ou plusieurs balles dans la tête. Concernant ses victimes féminines, il choisissait irrémédiablement des adolescentes brunes aux cheveux longs.

Biegenwald fut condamné à la peine de mort par injection. Cette peine fut commuée en prison à vie après deux appels auprès de la Cour Suprême.

Richard F. Biegenwald est toujours vivant et purge sa peine dans une prison d’état du New Jersey.

Il aurait confié à un gardien, avec lequel il a noué une amitié, avoir tué environ 300 femmes.

Vantardise ou réalité ?

La police n’a pas ouvert d’enquête.

Le surnom de Biegenwald vient du fait qu’il ne tuait pas par pulsions mais uniquement pour le frisson procuré par son acte.

Fred de Mai

Commentaires

Un tueur en série COmme qui?

Paul Bernardo, Dennis Raders ou bien?

Faites votre choix!

Écrit par : louise | 09.07.2005

J'aime bien la morale de cette histoire.
C'est vrai : la vantardise est un vilain défaut.

Écrit par : Miss Tique | 21.07.2005

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