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04.07.2005

Les débuts de l'aventure.

En recevant, ce matin, un mail encourageant, je me suis mis à repenser au début de l'aventure Paul Vachard. J'aimerai vous faire partager ces moments...


Je viens d’ouvrir mes mails et celui que j’attendais est arrivé.

J’ai confié mes quatre premiers chapitres à Elsa Nigen (correctrice dont je vous ai parlé dans une précédente note). Ce petit mail de quelques lignes est de bon augure pour débuter la semaine. Ces mots encourageants me motivent encore un peu plus avant d’aller affronter les éditeurs.

J’ai l’impression d’être un sportif qui encourage la foule à le soutenir avant de tenter un exploit.

Je suis d’un tempérament fonceur et je n’ai généralement besoin de personne pour enfoncer les murs mais là…

Durant l’écriture de mon roman, je n’avais aucun doute. Les mots se bousculaient dans mon esprit et mes doigts s’activaient sur le clavier. Je ne pensais à rien d’autre.

Puis il y a eu le dernier mot suivi d’un cruel point final. Paul Vachard venait de prendre deux mois de ma vie et j’étais fier de mon travail mais cela ne suffisait pas.

C’est à ce moment que le doute c’est installé.

J’étais un auteur, sans lecteur, vivant dans sa bulle à l’abri des regards extérieurs. Il fallait que je soumette mon travail aux autres.

Etape difficile mais nécessaire.

Ma première lectrice était toute choisie. J’espérais que celle qui partage ma vie, partagerait mon enthousiasme vachardien.

C’est une sensation particulière que de regarder une personne (celle que vous aimez en l’occurrence) lire ce que vous avez écrit. Vous scrutez son visage à l’affût de la moindre réaction. Dès qu’une expression apparaît vous vous interrogez. Quel mot l’a fait réagir ?

Vous essayez de regarder discrètement par-dessus son épaule.

Les lignes défilent, les réactions se succèdent. Vous revivez mentalement votre roman au fil des pages qui se tournent. Votre vie s’est arrêtée.

La fin approche.

Votre cœur s’emballe,

Vos mains sont moites,

Vous retrouvez votre visage d’enfant. Celui du petit garçon qui vient de soumettre son cadeau de « fête des mères » : ce petit poème écrit et décoré avec tout son amour.

La lecture est terminée. Vous venez de partager votre histoire pour la première fois. Le verdict va tomber et vous avez peur.

Son regard se lève. Vous découvrez cette lueur qui scintille au fond de ses yeux.

Elle a aimé, vous en êtes persuadé.

Dès cet instant, un besoin nouveau apparaît : le besoin d’être lu.

La suite dans une prochaine note…

Fred de Mai

Commentaires

Tu fais toujours les choses bien quand tu es passionné donc je savais que j'allais aimé ce qui a enflammé tes nuits.

oui, ton livre est bon...

Parce que les protagonistes sont attachants, que les issues ne sont pas forcément fatales, que l'amour transpire, que le sang est versé mais pas à fleuve perdu.

Je t'aime plus que ma vie.

Ecrit par : fabienne | 04.07.2005

je ne peux que te souhaiter bonne chance...
Shakti

Ecrit par : Shakti | 04.07.2005

Premier verdict très encourageant, voilà de quoi te donner des ailes pour aller affronter les éditeurs. Quoi qu'il arrive, n'oublie jamais que le lecteur est un animal complexe qui ne se laisse pas mener où on le voudrait et qui peut bouder un livre dans lequel on a mis toutes ses tripes. Bonne chance !
Zebu

Ecrit par : zebu32 | 05.07.2005

c'est tjs tellement difficile de soumettre au regard des autres. Ce sentiment d'être si vulnérable et cet accablement quand ça ne plait pas...
je ne peinds plus depuis qques années. Il faut être prêt pour affronter l'extérieur, il faut être fort et courageux...

Ecrit par : mplr | 05.07.2005

"On peut être écrivain sans écrire, poète sans poèmes. C'est un état, pas une fonction ni une activité, encore moins un métier"

Je trouve que cette citation te correspond à merveille et je voulais te la faire connaître.

Elie

Ecrit par : Master E | 05.07.2005

jté mi +5 vien fer pareil
http://biographepro.skyblog.com

Ecrit par : biographepro | 05.07.2005

Les commentaires sont fermés.