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11.07.2005
Tueur en série
Herbert
William Mullin.
L'homme qui tuait pour répondre aux messages télépathiques envoyés par son père et pour sauver la Californie des tremblements de terre.
Né le 18 avril 1947 à Salinas en Californie (né le jour anniversaire du grand tremblement de terre de San Francisco 1906)
Mullin est toujours incarcéré à la prison de Mule Creek (Californie)
Mullin est un tueur psychotique (aliéné mental) souffrant de schizophrénie paranoïde. Selon lui, c’est son père qui lui ordonnait de tuer par télépathie. Sa mission était de protéger la Californie des tremblements de terre.
Le docteur Lunde, qui l’a examiné, le considère comme un malade mental bien que le jury qui l’a condamné l’ait déclaré sain d’esprit.
Selon ce psychiatre, les malades mentaux tuent moins que des gens reconnus « normaux ». Les tueurs en série sont principalement des sociopathes, ce qui n’est pas considéré comme une maladie mentale. Les sociopathes peuvent avoir une vie normale tout en tuant. Ils ne sont pas guérissables et ne peuvent être qu’incarcérés pour mettre un terme à leur agissement. La schizophrénie, elle, peut être traité mais il faut, pour les cas les plus graves, une hospitalisation en milieu spécialisé.
Herbert Mullin était un enfant gentil et intelligent. Il fut même désigné comme « le plus susceptible de réussir dans la vie » pendant sa période lycéenne. Sous cet aspect « politiquement correct », le jeune Herbert avait déjà un esprit dérangé, il dira plus tard que toute son enfance fut ruinée par une conspiration orchestrée par ses propres parents.
L’élément « déclencheur » de son entrée irrémédiable dans la folie, semble être la mort de son meilleur ami (accident de la route en 1965). Mullin était persuadé que son père avait ordonné télépathiquement à son ami de se suicider.
Dès cette période, il fréquenta la communauté hippie (qu’il rejettera par la suite pour lui avoir mis des idées permissives en tête) et s’adonna à la drogue (c’est selon lui, ce qui lui troubla l’esprit).
Son premier internement (volontaire) eut lieu en 1969. Sa famille prit conscience de son trouble quand il passa une après midi entière a imiter les faits et gestes de son beau-frère de façon systématique (l’échopraxie et l’écholalie sont des symptômes caractéristiques de la schizophrénie). Il demandera par la suite à sa sœur puis à son beau-frère de coucher avec lui.
Il sortit rapidement de l’Hôpital pour s’installer à San Luis Obispo où il confia à son colocataire qu’il recevait des messages télépathiques. Lors d’un rituel, il se brûla le bout du pénis avec une cigarette.
Retour en hôpital psychiatrique qui rendit un diagnostique sans équivoque : « A la suite d’un désordre mental, il est établi que cette personne est un danger pour les autres, un danger pour elle-même, et qu’elle est gravement handicapée. »
Malgré cela, Mullin fut remis en « liberté » et connu plusieurs autres passages en instituts spécialisés. Quand on le laissait seul, il restait debout, immobile et conversait bruyamment avec lui-même ou avec Dieu. Cet état de fait n’empêchait pas les hôpitaux de le remettre dehors après chaque diagnostique.
Mullin était conscient de son problème et il cherchait la cause de son état. Outre la drogue et les hippies, il décréta que son état était du fait de son père. Il lui voua une haine intrinsèque, persuadé que ce dernier l’obligeait à tuer en lui envoyant des messages. Il lui reprocha également d’avoir été trop strict sexuellement ne lui laissant pas exprimer sa bisexualité. Il déclarera plus tard : « S’il m’avait offert la stimulation orale homosexuelle par « pipe » à laquelle j’avais droit à six ans, comme la plupart des gens, je n’aurais jamais pris de LSD sans sa permission. »
Mullin décida de s’installer à nouveau chez ses parents en 1972 pour donner un sens à sa vie. Il haïssait toujours son père et arrêta de prendre son traitement.
Le vendredi 13 octobre 1972, il trouva une batte de Baseball dans le garage familial. Il décida d’obéir aux messages télépathiques envoyés par son père : « Si tu ne tues pas, cela apportera la honte sur notre famille en montrant ta couardise. »
Il prit sa voiture pour une ballade en forêt où il croisa Lawrence White, un vagabond de 55 ans. Il lui fracassa le crâne à l’aide de sa batte et l’abandonna dans le fossé. White lui aurait envoyé un message télépathique : « Hé, toi. Attrape-moi et fais moi passer par-dessus bord. Tue-moi pour que d’autres soient sauvés » (rapport à Jonas dans la Bible).
Quelques jours plus tard, sa mère, partant d’une bonne intention, lui offrit une biographie de Michel-Ange. Mullin, ne retenu, qu’une chose de cette lecture : Michel-Ange disséquait des corps pour mieux les connaître. Le message était clair dans sa tête. Sa mère lui suggérait de disséquer quelqu’un.
Au volant de sa Chevrolet, il prit en stop Mary Guilfoyle. Cette jeune femme de 24 ans se rendait à un entretien d’embauche.
Mullin l’éventra et sortit ses organes pour voir ce qui il avait à l’intérieur de son corps. Il ne réitéra jamais une telle expérience.
Le 2 novembre 1972, pour la Toussaint, Mullin alla à l’église catholique de Los Gatos pour trouver la force de ne plus essayer de tuer. Ce qu’il trouva fut le père Henri Tomei dans le confessionnal. Il le poignarda sans raison avant de s’enfuir. Son erreur fut de laisser ses empreintes digitales dans le confessionnal.
Suite à cela, Mullin décida de postuler chez les Marines (tout comme son père). Le sergent recruteur malgré des réticences finit par le recommander. Il écrivit dans son rapport : « Herbert William Mullin est un jeune homme intelligent et extrêmement motivé, qui désire ardemment s’engager chez les Marines. Suite à la volonté d’Herb d’améliorer son sort et d’être meilleur que les autres, je suggère que Herbert William Mullin peut, et va sûrement, être un bénéfice pour l’unité à laquelle il sera assigné. »
Le 15 janvier 1973, Mullin réussit les examens physiques et psychiatriques des Marines. Il fut recalé pour avoir refuser de signer un document confirmant son casier judiciaire.
Cet échec perturba considérablement Mullin qui en voulu à ses parents pour la mauvaise éducation qu’il lui avait donné. Mais le plus grand coupable était Jim Gianera (son ami d’université) qui lui avait fait connaître la drogue et le mouvement pour la Paix qu’y l’avaient éloigné de la société.
Il fallait le punir pour cela.
Le 25 janvier 1973, Mullin se rendit chez Kathy Francis et ses deux enfants pour retrouver Gianera. Elle lui indiqua l’adresse de Jim et Joan, sa femme.
Les Gianera ouvrirent leur porte à leur ancien camarade qui leur tira dans la tête avant de les poignarder des dizaines de fois.
Mullin décida ensuite de retourner chez Kathy (seul témoin potentiel) à qui il réserva le même sort sans épargner ses enfants : David (9ans) et Daemon (4ans).
Le 10 février 1973, Mullin découvrit le campement de quatre adolescents dans le parc naturel Henry Cowell. Jouant au garde forestier, il demanda aux jeunes campeurs de quitter les lieux. Brian Scott Card (14ans), David Oliker (17ans), Robert Spector (15 ans) et Mark Dreibeldis (15 ans) ne prirent pas ses menaces au sérieux et se moquèrent de lui. Selon Mullin, il leurs demanda télépathiquement si il pouvait les tuer et il répondirent « oui ». Il les tua alors un par un avant de pendre leur fusil et leur argent.
Le 13 février 1973, Mullin partit chercher du bois de cheminée pour ses parents. Il reçu alors un nouveau message télépathique de son père : « Ne rapporte pas un bout de bois avant que tu n’ait tué quelqu’un. ».
Fred Perez (63 ans), travaillant dans son jardin. Mullin lui tira dans le cœur avant de regagner tranquillement sa voiture dans laquelle il resta plusieurs minutes avant de démarrer. Un voisin, témoin des faits, appela la police en décrivant le véhicule qui avait pris la fuite.
Alors qu’il roulait vers Felton, un policier reconnu le Chevrolet break et arrêta son conducteur sans qu’il n’oppose aucune résistance. Dans le véhicule se trouvait du bois de chauffage, le fusil volé et un pistolet dans le coffre.
Lors de sa fouille, les policiers découvrirent de drôles de tatouages sur le corps de Mullin. On pouvait lire : « Légalisez l’acide » et « la marijuana aux yeux d’aigle » sur son ventre, et « naissance », « Mahashamadhi » et « Kriya yoga » sur le reste de son corps.
Lors de son procès qui débuta le 30 juillet 1973, Mullin voulait plaider coupable et se représenter seul, ce que le Juge lui refusa.
Les experts se succédèrent à la barre pour tenter de déterminer si Mullin était responsable ou non de ses actes.
Le 19 août 1973 le jury décida que Mullin était sain d’esprit et coupable.
Il fut condamné à la prison à vie avec la possibilité d’être libéré sur parole en 2025 pour ses 78 ans.
Personne n’adhéra à sa thèse selon laquelle, il fallait qu’il tue des gens pour éviter les tremblements de terre en Californie.
Tous ceux qui ont connu Mullin vous diront qu’il s’agissait d’un garçon intelligent, profondément religieux (il voulait être prêtre) mais, légèrement nerveux.
Un des psychiatre de l’accusation expliqua que : « l’incapacité d’Herbert Mullin d’exprimer de la haine pour son père a conduit une partie de cette haine à être dirigée vers d’autres personnes ».
Selon Mullin, seul son père était un tueur en série.
Fred de Mai
16:25 Publié dans Tueurs en série | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note









Commentaires
Quel humour !
Et après le 'rituel', il est enfin reconnu comme un authentique handicapé. S'il faut avoir le zizi qui ressemble à un vieux mégot pour ça, les femmes vont continuer à passer au travers. Ah, les psys...
Sa fantaisie, sous votre plume, nous le rend limite sympathique ('ttention !). Pas très malin quand même : quelle idée aussi, d'obéir aux ordres ; qui c'est qui se tape les heures de colle maintenant ?!
Ecrit par : Miss Tique | 22.07.2005
..... cet homme est trop cave ..... jle déteseste ! pk pas le tuer ... a place de le lesser vivre ?
Ecrit par : mylene | 21.02.2006
Les commentaires sont fermés.