31.10.2005

Je n’aime pas Halloween !

Je n’ai rien contre les citrouilles, sorcières ou autres morts vivants. Je trouve plutôt sympathique que des enfants fardés et effrayants viennent dévaliser vos stocks de bonbons. Mon problème ne vient pas d’halloween mais de la date choisie pour le fêter.

Pourquoi cet américain, anglais ou australien peut être, connu sous le nom de Mark Eting, a-t-il choisi le 31 octobre pour rentabiliser sa lugubre fête ?

Vous vous demandez certainement dans quelle mesure le choix de cette date m’indispose. Qu’est-il arrivé dans ma vie ce fameux dernier jour d’octobre ?

Ah Ah, cela vous intrigue !

Dites vous qu’il n’y a pas de quoi, enfin presque. J’aimerais seulement fêter un évènement important de ma vie, survenu un 31 octobre et ce, sans que des êtres maléfiques hantent ma maison en ce jour.

Bon, soit ! Je lâche le morceau :

J’ai embrassé ma dame pour la première fois il y a dix ans en ce dernier jour d’octobre.

C’est tout de même plus important qu’une commémoration festive où vos frayeurs enfantines viennent vous délester de vos sucreries. Je ne pense pas que l’étreinte d’une citrouille puisse rivaliser avec le doux contact des lèvres accueillantes qui me font frissonner depuis dix ans.

Alors que je rêve d’emmener ma douce pour lui compter fleurette à la lueur d’une chandelle d'une belle table parisienne, je dois me contenter, en maudissant halloween, d'un repas à la maison.

Comment rendre hommage à mon amour au milieu d’êtres malfaisants et fort éméchés en fin de soirée qui risquent d’hanter nos nuits.

Je vous demande donc, amis de la blogosphère, de me venir en aide et de me laisser un commentaire qui alimentera la pétition que je compte adresser à Mark Eting.

 

« Cher Eting,

 

Nous blogueurs, amis de Fred de Mai, vous demandons de bien vouloir décaler de quelques jours (un seul suffira) la fête d’halloween afin que notre FdM puisse dignement rendre hommage à l’amour qui comble ses jours depuis dix ans.»

 

Merci de votre aide.

 

Fred de Mai

28.10.2005

Grand moment de solitude.

Après quelques petits travaux suite à des remarques faites par certaines personnes comptant pour moi, je suis heureux de vous présenter le nouveau visage de Paul Vachard.

Fred de Mai fait son apparition dans cette bannière. Demain, certains vont enfin comprendre que je ne suis pas Paul Vachard mais bien Fred de Mai. Paul est fictif tandis que je pense être réel.

 

En espérant que cette atmosphère moins noire vous plaira car je vous avoue n’avoir pris aucun plaisir à trifouiller mon HTML.

 

Revenons au titre de cette note et à l’apéroblig de jeudi soir. Superbe soirée fort agréable avec plein de blogeurs sympas, une partie de mes potineurs chéris et un sms ou un message des absents. Tout a été parfait et agréable.

 

Pourtant, tout a mal débuté :

 

Je suis dans mon véhicule et j’arrive à proximité de la place de la Contrescarpe, lieu du rendez vous de l’apériblig. Ardente, initiatrice de cette rencontre interblogueurs a suggéré que chacun d’entre nous arbore une touche de fushia en guise de marque de reconnaissance.

Me rappelant de ce signe distinctif, je remarque une jeune femme brune, vêtue de noir avec une grande étole fushia portée en écharpe, qui attend téléphone en main à quelque mètres du café Delmas. Mon esprit fait rapidement la corrélation et j’ouvre ma fenêtre passager pour adresser un seul mot à cette jeune femme :

 

« Ardente ? »

 

Elle lève les yeux, son regard me scrute mais semble ne pas comprendre. Sentant cette gène je décide de prendre ma voix la plus suave et sexy pour rassurer la jeune femme et je réitère mon :

 

« Ardente ??? »

 

Elle me regarde incrédule, mal à l’aise et outrée. Baisse les yeux et s’exprime fort laissant croire qu’elle est en pleine discussion téléphonique.

 

A cet instant précis, j’ai compris qu’il ne s’agissait pas d’Armelle et que je venais de demander à deux reprises à une parfaite inconnue si elle était ardente.

 

Dieu merci, elle n’avait pas de bombe lacrymogène et j’ai pu m’enfuir sans être inquiété bien qu’ honteux puis très vite amusé par ma coquille.

 

Fred de Mai

27.10.2005

Chaleur localisée.

Comme tous les soirs, je me suis installé sur mon canapé avec mon ordi portable sur les genoux. Loué soit le Wifi qui permet d’utiliser son portable de son lit, de son divan ou de ses toilettes (et oui ! Je blogue, je Tchate sans webcam et je téléphone de mes WC. Même si cette révélation salit mon image je ne pouvais pas vous cacher plus longtemps cet état de fait).

Me voilà donc bien installé, télévision en fond sonore, Carambars à portée de mains et bouillon fumant sur l’accoudoir. Je reprends mon premier roman que je dois soumettre dans douze heures et il me reste 130 pages à revoir. Je suis concentré, je suis efficace et ma motivation est sans faille. La nuit blanche qui s’annonce ne me fait pas peur et je soigne mon style. Rien ne peut me sortir de mes écrits si ce n’est cette odeur de brûler. Vous savez, cette senteur porcine que peut prendre le corps humain lorsque les poils s’embrasent.

Je cesse mon ouvrage pour déterminer d’où provient ce fumet qui me rappelle étrangement la raclette consommée au dîner.

Inspection dans les règles, recherche des points de chaleur, tout semble normal !

A cet instant, je me souviens d’une histoire lue au fil du Net qui concerne un utilisateur d’ordinateur portable nordique (pas l’ordinateur mais l’utilisateur. Suédois ou Norvégien, je ne sais plus !) Quoiqu’il en soit, cet homme vivant proche du cercle polaire avait pris l’habitude de poser son portable sur ses parties génitales et ce par commodités ou à la recherche de chaleur, l’histoire ne le précise pas. Cette habitude, que je partage avec cet adepte du sauna informatique pour roubignoles, provoqua des blessures sérieuses à ce viking addict aux connexions et, plus particulièrement sur des parties ciblées de son anatomie (saucisse grillée et marrons chauds, nouvelle spécialité culinaire du grand Nord).

Par précaution, je m’assure manuellement de la température ambiante dans mon « deux pièces cuisine ». Geste qui me répugne habituellement sauf dans certaines situations particulières et footballistiques. (Question importante que les chercheurs en anatomie devraient se poser : Pourquoi le ballon rond provoque des démangeaisons localisées au niveau des balloches ? Prix Nobel assuré ! )

C’est avec cette idée en tête que je retourne à ma tache. Autant vous dire que je n’ai aucune certitude concernant les corrections des 10 pages qui suivirent cet intermède Danois ou Finnois (décidément, je ne me souviens pas).

Je reprends ma vitesse de croisière, je replonge dans mon histoire et …

 

Je m’enflamme ou plutôt le cordon d’alimentation, situé parallèlement à mon cordon d’évacuation (cela sert aussi à cela, principalement en début et fin de vie), dégage une fumée inquiétante qui n’a certainement pas pour but de débusquer le renard hors de sa tanière.

Je sursaute, je débranche la prise et une fois encore je m’assure de la présence de mes bijoux dans le coffre. Le pire a été évité et ma forêt intime a échappée à l’incendie (ce qui m’arrange car je n’étais pas prêt à accueillir une compagnie de Sapeurs Pompiers sur les collines de ma virilité).

Le drame n’a pas eu lieu et j’ai évité une mort qui, bien que lente et horrible, aurait alimenté bien des quolibets pour les siècles à venir.

Désolé Cloclo, mais je ne suis pas prêt pour te remplacer à la tête du palmarès des accidents domestique mortels et stupides (je me suis bien trop déhanché sur « cette année là » pour rire de ce drame générationnel).

Pour ceux qui se posent la question, je n’ai pas terminé mes corrections. De toute façon, je n’avais plus l’esprit à cela. Quand on dit que c’est la petite tête qui commande…

 

Fred de Mai

26.10.2005

Premier roman

Parce que je suis en train de lui amener les dernières corrections avant de le soumettre à la critique d'un pro des histoires policières, j'ai décidé de vous faire partager un extrait de mon premier roman. Un vrai policier où se mélange fiction et vécu.

Bonne lecture :

"...Il s’attarde sur sa chaîne Béolab à la technologie avant-gardiste, au design exceptionnel. Ce bijou trône dans le salon sur son pied chromé avec ses six cd parfaitement alignés derrière leur glace fumée mécanisée. Il ne se lasse pas de la faire fonctionner, rien que pour le plaisir. C’est pour lui une œuvre d’art au même titre qu’un tableau ou une sculpture.

Un sourire se dessine sur ses lèvres. Quelle frayeur la nuit du casse de Bang & Olufsen en plein centre ville !

 

Il était 5 heures du matin quand ils ont propulsé l’arrière de la BMW 525i dans la vitrine du magasin. Quelques badauds médusés ont pris la fuite en courant quand ils les ont vu surgir de leurs deux grosses BMW sombres, fusils à pompe en main, cagoule sur le visage.

Le chargement des véhicules ne leur a pris que huit minutes dans cette rue devenue complètement déserte.

Ils sont tous remontés en voiture quand une Laguna V6 sombre a surgit tel un fauve du coin de la rue.

 

« La fête pouvait enfin commencer avec l’arrivée de ces connards de la BAC ».

Juste avant d’arriver au contact du véhicule banalisé, Sami a vu la lueur d’hésitation dans l’œil du flic qui conduisait. Lui n’a pas hésité, il a lancé sa grosse berline à toute puissance contre les nouveaux arrivants.

Lors du face à face, le policier a cédé, laissant les quelques centimètres nécessaires à sa fuite. Le flic de l’arrière est sorti, Flash Ball à la main pour tirer à deux reprises. Une des cartouches lacrymogènes a troué leur lunette arrière et s’est écrasée au plafond libérant du même coup le gaz qu’elle contenait.

Les yeux rougis, crachant à plein poumon, ils ont roulé à plus de deux cent quarante kilomètres heure, toutes vitres ouvertes afin d’évacuer le gaz lacrymogène prisonnier de l’habitacle. Ils ont pleuré pendant une heure mais ils étaient heureux d’avoir baisé ses enculés de flics..."

 

Fred de Mai

25.10.2005

Trésor Public

Je suis certainement arrivé à un tournant professionnel et plusieurs interrogations se bousculent dans mon esprit.

Changer, d’accord, mais pour quoi faire ?

Il est clair que j’aimerai vivre de mes écrits mais nous en sommes pas là, loin s’en faut !

Ma grande sociabilité me pousserait naturellement vers les métiers de la com ou des R.P car je pense être un vrai communiquant.

Une option média, pourquoi pas ? Avec une préférence pour la radio. (Difficile d’assumer ma non photogénie).

Ecrire des scénarios pour les séries policières, créer une série inédite (tout est dans ma tête) ou summum, écrire un scénario pour le Grand Ecran.

Les options sont là et c’est à moi de me donner les prétentions de mes envies.

Je commence à maîtriser la patience mais cette vertu ne fait pas vivre alors, que faire en attendant ?

Un métier simple et lucratif.

La réponse m’est apparue alors que je remplissais des chèques qui avaient tous le même ordre.

Dès lors, c’était clair comme de l’eau de roche (et non pas de l’eau Rochas qui est ambrée et odorante), je venais de trouver le métier rêvé en attendant le métier de mes rêves :

Trésor Public.

Le problème est qu’il n’y semble pas y avoir de formation pour accéder à ce poste. Il est aisé d’être un trésor en privé, pour cela il suffit de faire quelques petits efforts domestiques et de couvrir d’attention sa promise. Il faudra ensuite stipuler que vous préférez « mon trésor » à « mon chéri » (plus adapté pour devenir ambassadeur) et le tour est joué.

Seulement voilà, comment passez d’un statut privé à une reconnaissance publique. Couvrir d’attention toutes les personnes que vous croisez pourrait rapidement agacer votre dame et vous faire passer pour un sacré « suce Belin » (je ne sais pas si cette expression est valable avec petit Lu) ce qui est préjudiciable à long terme.

Comment faire, je vous le demande ?

J’attends toutes vos suggestions et je suis très motivé pour tenter tout ce qui me permettra d’arriver à mes fins sans mourir de faim.

Merci de votre aide, j’ai hâte de lire vos conseils.

 

Fred de Mai

24.10.2005

C’est reparti.

Bon, j’arrête de vous parler de la cigarette ! C’est toujours aussi dur mais ce n’est pas une raison pour vous intoxiquer avec mon sevrage. A défaut de lire mon combat contre la nicotine, je vous propose de l’écouter sur France Inter, mardi ou jeudi à 6h25. Je vous tiens au courant.

Puisque l’on est dans les médias, ma piètre prestation télévisée sur France 5 est visible ici. Soyez indulgent !

 

Belle semaine en perspective,  premièrement parce que mon fils est à la maison pour une semaine, parce que je déjeune mardi avec un blogueur que j’apprécie et surtout parce que j’emmène mes deux romans à un spécialiste du scénario policier, monsieur pour qui j’ai travaillé il y a dix ans. En espérant qu’il appréciera ce talent (exprimé modestement) qu’il ne me connaissait pas.

 

Pour couronner le tout, rencontre avec Ardente (qui a mis le feu à Potinblog) et mes potineurs adorés autour d’un verre ce 27 octobre à 20 heures, Place de la contrescarpe. Je vous tiens au courant du lieu exact de cette rencontre et vous invite à nous rejoindre.

 

Avec un tel programme et fort de ma cure de bouillon et de sommeil, j’espère vous concocter des notes dignes de votre fidélité. Promis, Je ne vous parlerai pas de la veuve noire avec Nathalie Marquay, au pire, je vous livrerai les images en ligne (et hop, je viens d’affoler Google !)

 

J’ai une pêche d’enfer !

 

Fred de Mai

22.10.2005

Un bug de fille

Je viens d'être victime d'un bug,

d'un bug de fille pour être plus précis.

Résumons, je dois trouver ma 23ème note et vous livrer la cinquième phrase de cette note.

Premier constat, le premier jour de ce blog, j'avais déjà produit treize notes, tout le monde s'en moque mais je me devais de le préciser (la fougue des premières heures).

Revenons à notre bug de fille, j'ai la note désirée mais je n'ai pas le nombre de phrases requis. Je ne dois pas être fait pour les chaînes, j'aime trop ma Liberté pour cela.

Je veux vous faire partager un mail de Ze Glandeur concernant ces fameuses chaînes qui m' a beaucoup amusé :

 

"Hello, Je veux remercier tous ceux qui m'ont envoyé des

    e-mailschaînes pendant toutes ces années. Car, grâce à votre     
    bonté que :     
           
    1. J'ai arrêté de boire du Coca depuis que j'ai découvert que ça     
    sert à enlever les taches de tartre dans le WC.      
    2. Je ne vais plus au cinéma tellement j'ai peur de m'asseoir sur     
    une aiguille infectée par le virus du SIDA.      
    3. Je pue car je ne mets plus de déo qui peuvent provoquer      
    le cancer.      
    4. Je ne stationne plus la voiture dans aucun parking car j'ai peur     
    qu'on me  donne un échantillon de parfum pour me droguer et      
    puis me violer.       
    5. Je ne réponds plus au téléphone car on peut me demander      
    d'appeler un  numéro long et stupide et après je vais recevoir      
    une facture infernale avec des appels en Ouganda, Singapore      
    ou Tokyo.       
    6. Je ne bois plus des boissons en canettes car je peux attraper     
    une maladie      
    7. Quand je sors en boîte, je ne regarde aucune fille(gars),      
    même si elle(il) est très belle (beau)car j'ai peur qu'elle(il)     
    m'emmène à l'hôtel et qu'elle(il) me drogue pour après m'enlever     
    un rein pour le revendre au marché noir.      
    8. J'ai versé aussi toutes mes économies sur le compte de Amy Bruce,     
    une pauvre petite fille qui était malade à l'hôpital plus ou moins      
    7000fois. (C'est drôle cette petite fille a toujours 8 ans depuis 1995...)      
    9. Mon GSM Nokia gratuit n'est jamais arrivé, ni les entrées que j'avais     
    gagnées pour des vacances payées à Disneyland.      
    10. J'ai remis 21 fois la boum que j'organise le jour ou je reçois ma      
    caisse gratuite de "Veuve Clicquot" et les copains invités, me tirent      
    tous la gueule.      
    11. J'ai inscris mon prénom parmi 3000 autres sur une pétition et j'ai      
    sauvé une espèce menacée d'écureuil.      
    12. J'ai su 170 fois que Msn Hotmail allait supprimé mon compte.      
    13. Je connais la recette pour ne plus être célibataire. (Il suffit      
    d'écrire le prénom d'une personne sur un papier en pensant très fort       
    à elle puis de se gratter le cul en tournant dans le sens des aiguilles      
    d'une  montre autour d'une Renault 4L.)      
    14. J'ai accumulé environ 3000ans de malheur et je suis mort 67 fois     
    à cause de tous les chaines mail que je n'ai pas renvoyé.      
    15.J'aurais dû recevoir je ne sais combien de factures car depuis le      
    1er août msn est soit disant devenu payant!!!      
            
    A tous un GRAND MERCI !      
            
    IMPORTANT: Si tu n'envoies pas cet e-mail dans les prochaines      
    10 secondes, à au moins 8 500 000 personnes, un dinosaure bleu      
    viendra bouffer ta famille demain à 17h30".    
         
    Fred de Mai.     

 

21.10.2005

Ma combine anti-tabac

Comme de bien entendu, j’ai apporté une touche personnelle à ma lutte contre la cigarette.

Première chose, j’ai décidé d’arrêter au pire des moments. Même si ce choix ne paraît pas judicieux au prime abord, il n’est pas dénué de bon sens. Fort de ma dernière tentative, je sais maintenant que l’une des causes principales de la reprise est « le coup dur » qui vous donne l’excuse rêvée pour en griller une. En partant d’une situation catastrophique, il paraît peu probable de vivre pire en terme « coup dur », j’ai donc limité les risques de reprise de la cigarette.

Ensuite, j’ai décidé de surmonter mon sevrage « à l’ancienne », ce qui n’est pas la plus douce des thérapies mais la seule capable de me faire oublier vingt ans d’amour volubile. Il est clair que les périodes de manque sont intenses et violentes. Les tentations alimentaires pour palier mon besoin de nicotine sont diverses et variées. Je suis souvent tout proche de craquer mais il me suffit de penser à un bouteille d’Orangina au ventre velu pour retrouver la motivation.

Contre toute attente, j’ai trouvé un palliatif efficace et non calorique : je suis devenu accro aux bouillons. Je surmonte mes crises avec des bols de soupe en poudre que je déguste à n’importe quelle heure. Même si cette image n’est pas des plus contemporaine, j’avoue passer mes journées au rythme des tasses de bouillons en prenant soin tout de même de ne pas le faire en pyjama et charentaises.

Arrêter de fumer : oui. Devenir un Bidochon : non !

 

Fred de Mai

20.10.2005

Cigarette, je te hais !

Premier point positif dans ma lutte contre la nicotine. Pour la première fois depuis trois jours, je suis sorti de mon état narcoleptique pour assumer mon rôle au sein de la société.

Bon, il est vrai que l’on ne peut pas parler d’exploits domestiques mais j’ai tout de même passé un cap.

J’ai étendu le linge, mis une lessive à tourner et vider ma valise qui me tendait les bras depuis trois jours (cela ne fait pas de moi un sur homme, j’en suis parfaitement conscient). J’ai emmené ma fille à la danse, j’ai tenu une conversation avec plusieurs mamans et j’ai réussi à alimenter des conversations téléphoniques. Tout cela peut vous sembler bien banal mais dans mon état, cela relève de l’exploit.

Fort de ces performances personnelles, je me suis essayé à un exercice hautement stressant en guise d’ultime test. Je dois reconnaître qu’avant de procéder à cette épreuve de mise à niveau, j’ai effectué deux siestes inutiles mais nécessaires.

Traitez moi de fou, d’inconscient, de David de l’ « Ego liath » mais rien n’aurait pu m’empêcher de réaliser cette expérience en situation de manque extrême.

Quelle que soit la tension qui m’amine, quelle que soit la colère qui me submerge, j’ai tenté l’impossible :

« Monter un meuble en état de manque avéré. »

J’ai sorti ma trousse à outils, ouvert le carton de la bibliothèque de ma fille et tenté de déchiffrer la notice de montage. J’ai pris mon temps, j’ai analysé les données et assemblé les pièces.

J’ai lutté contre mon envie de frapper chaque pièce récalcitrante à coup de marteau. J’ai su reprendre mon souffle en m’apercevant trop tard que j’avais monté à l’envers l’une des pièces. J’ai défais mon travail sans pester, j’ai recommencé presque les mêmes gestes sans perdre mon calme et j'ai remis de l'ordre dans mon assemblage (correction post ardentissime commentaire).

La bibliothèque trône désormais dans la chambre de ma Princesse et je suis fier de mon attitude. Je ne veux pas crier victoire mais je pense avoir pris un avantage non négligeable contre cette maîtresse volubile qui partageait ma vie depuis vingt ans.

 

Fred de Mai

19.10.2005

La lutte fait rage

Je n’ai pas touché à une cigarette depuis dimanche et je lutte contre ma dépendance. J’ai décidé de me libérer de vingt ans de colonialisme sur mes poumons sans faire appel à une aide extérieure ou à un palliatif médicamenteux. Cette technique « à la dure » est très difficile à endurer et je suis exécrable.

Je n’ai qu’une envie : dormir.

Dormir pour ne pas m’énerver pour un rien, dormir pour ne pas subir les assauts incessants du manque de nicotine donc, depuis deux jours, je dors.

Cette technique particulière n’est certainement pas la meilleure mais c’est celle qui me convient. Et puis, un peu de sommeil ne me fait pas de mal.

Seul problème, je ne fais rien d’autre si ce n’est le minimum vital. Je suis devenu un dormeur incessant à l’humeur désastreuse.

Ma dame est submergée de travail, et cela n’est pas plus mal car nous ne faisons que nous croiser limitant les risques d’explosions. Je suis à fleur de peau, je le sais, je le regrette mais je ne peux rien y faire.

Cette saloperie de cigarette ne semble pas d’accord pour une séparation amiable et me rend la vie impossible.

Je n’ai envie de rien, ni de lire, ni d’écrire et que l’on ne me parle pas de sport…

Ce soir, je vais tenter d’écrire les premières lignes de mon nouveau livre. J’espère que je vais tout oublier au contact des mots et que je vais trouver la force de surmonter mon manque.

J’espère surtout que ma dame va me supporter durant ce combat car j’ai besoin d’elle et pas seulement pour me défouler (je vois vos yeux de féministes lancer des éclairs, je rigole et ne vous inquiétez pas pour ma dame, elle a du répondant).

Bon, tout cela pour vous dire que la lutte ne fait que commencer annonçant une longue et rude campagne.

Le jeu en vaut la chandelle, alors courage !

Arghh ! J’enrage.

 

Fred de Mai

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