21.03.2006
Tenter sa chance
Ce jour sera dédié au salon du livre. Pour me porter chance, je serai accompagné d’un bon samaritain. Contre toute attente je ne vais pas parler de mon roman, d’ailleurs je ne vais plus vous parler de Bâtard que je vais garder intimement avant de vous le livrer à tout jamais.
Dans mon sac, il y aura une dizaine de manuscrits ayant pour titre « Përnoyel, l’Ermythe ». Il s’agit d’un conte de Noël que je vais proposer aux éditeurs spécialisés dans la littérature enfantine. Vous pouvez penser à juste titre que je m’y prends un peu tôt pour parler de Noël mais j’aurai appris une chose durant ses neuf mois : le temps s’écoule différemment dans le monde de l’écriture.
J’assisterai ensuite à une conférence ayant pour thème "Le blog, nouvelle forme d'expression littéraire ?" où interviendra Christophe Ginisty. Il est clair que le sujet m’intéresse au plus au point et je suis impatient et curieux d’en connaître le contenu.
Voilà, vous savez presque tout ou presque. Aujourd’hui, c’est baskets et rencontres…
Fred de Mai
01:21 Publié dans Fred de Mai | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
17.03.2006
Le salon de l’espoir
Christophe m’a proposé gentiment de l’accompagner à la soirée d’inauguration du salon du livre. Outre, le plaisir de passer un agréable moment avec un ami, je vivais ma première expérience de masse dans le monde littéraire. J’avoue avoir été impressionné par la foule venue se bousculer pour toucher un papier que beaucoup avaient prématurément enterré. Le monde du livre est plus que jamais vivant et je m’en réjouis.
Nous n’avons bu aucune coupe de champagne pourtant j’étais grisé par cette farandole festive en l’honneur de l’écriture.
Des centaines de maisons d’édition, des milliers d’auteurs présents physiquement ou par leurs mots et un modeste apprenti écrivain perdu dans un monde qui lui semble familier bien qu’inconnu.
Combien d’auteurs avons-nous effleuré sans les connaître ? Combien m’effleureront un jour sans savoir qu’ils m’ont lu ? Pourquoi devrais-je arrêter de rêver ?
Fred de Mai
11:06 Publié dans Fred de Mai | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
14.03.2006
Langage féminin
Un mail qui amène à sourire surtout quand c’est une femme qui vous l’envoie.
"Un point c'est tout."
C'est l'expression utilisée par la femme pour finir une discussion quand elle a raison. L'homme a alors le devoir de se taire.
"5 minutes"
Si la femme est en train de s'habiller, « 5 minutes » signifient une demi-heure. « 5 minutes » signifient vraiment 5 minutes si elle a donné à l'homme 5 minutes pour regarder la télé avant de l'aider à ranger la maison.
"Rien"
C'est le calme avant la tempête. Cela signifie « quelque chose ». L'homme doit rester prudent. Les discussions qui commencent par « rien » finissent généralement par « un point c'est tout ».
"Vas-y"
C'est un défi pas une permission ! Ne faites rien.
Long soupir
Bien qu'il ne soit pas un mot, le long soupir n'est souvent pas compris par l'homme. Un long soupir signifie que la femme pense que l'homme est un idiot et qu'elle se demande pourquoi elle perd son temps à discuter avec lui de « rien »
"Bon d'accord"
C'est l'expression la plus dangereuse qu'une femme puisse dire à un homme. « C'est d'accord » signifie qu'elle va longuement réfléchir pour savoir quand et comment vous faire payer très cher votre faute.
"Merci"
C'est le mot le moins souvent utilisé dans le vocabulaire féminin. Si une femme vous remercie, ne posez pas de question, prenez seulement conscience de votre chance et quittez la pièce sans un bruit.
00:03 Publié dans Fred de Mai | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
11.03.2006
Dites le avec des fleurs
Hier, je discutais avec deux amis blogueurs (un et deux) dans un cafè parisien. je lançais à mes deux comparses qu'il fallait que j'achète des fleurs pour une artiste que j'aime beaucoup. A mon habitude je partais dans une alternative délirante :
"Au pire, si je ne trouve pas de fleuriste, il y a une boulangerie en face, je pourrai toujours lui acheter une baguette. Cela fait toujours plaisir une bonne baguette de pain !"
A la table voisine, une jeune femme brune, au regard sombre et à la poitrine généreuse lança à mon attention :
"C'est une bonne idée, je viens d'en manger une et je me suis régalé !"
Je la remerciais pour ce secret dévoillé sur les plaisirs insoupçonnés de la femme, avant de reprendre le cours de ma discussion entre blogueurs.
En partant, voyant que la boulangère refoulée me regardait, je tentais un :
"Alors, baguette ou fleur ?"
Elle sans réfléchir :
"Fleur, c'est mieux !"
Je confirmais son choix avant de la saluer. Elle me regarda alors droit dans les yeux en me lançant à la volée :
"De plus on peut toujours manger les fleurs mais le meilleur, c'est de manger la tige"
Ce fut le point final de notre conversation et je restais le pistil entre les jambes flageolantes.
A défaut d'être boulangère, la gourmande semblait plutôt être fleuriste et était tout sauf timide.
Le langage des fleurs m'a rendu pivoine et j'ai pris mes racines à mon cou.
Fred de Mai
16:28 Publié dans Fred de Mai | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Ecriture
08.03.2006
Journée de la femme, ce que j’en pense…
Nous avons, le 2 février, la journée mondiale des zones humides, réservoirs biologiques (je trouve l’association d’images avec la journée de la femme irrésistible, le ton est posé). Nous allons, le 8 avril, sur la journée nationale du fromage avec son calendrier où les femmes sont à l’honneur et espérons le, moins odorantes. Je sais, je provoque mais il y a de quoi !
Allez, une petite dernière pour enfoncer le couteau dans la plaie (toute image dérivée de mes mots est involontaire). Entendu à la radio énoncé par une animatrice : « la Femme mérite bien sa journée car elle est quand même le meilleur facteur de bien être pour l’homme ».
Quelle belle célébration !
Nous autres Hommes, maître du monde et de l’espèce, proclamons dans notre grande mansuétude reconnaître les bienfaits de la femme en lui accordant une journée anecdotique. Que l’Homme est bon !
Bon j’arrête car je sens monter en moi une envie irrépressible de m’enfiler une canette en me dorlotant les bijoux de famille en visionnant le best of des grands moments du football.
Dites moi que je rêve !
Bon d’accord, la loi du Talion, la religion puis la politique ont eu raison de Gaïa en utilisant subterfuges, vilenies et atrocités pour bâillonner et minimiser le pouvoir de la femme mais nous parlons là d’un autre temps.
Je joue volontairement au Maurice qui pousse le bouchon un peu trop loin et je sais pertinemment que la journée de la femme a été créé pour rappeler le chemin parcouru pour reconquérir les droits bafoués.
Soit, mais il n’empêche que je trouve ce jour dédié réducteur et marquant un peu plus une différence qu’y a pas lieu d’être.
Je n’ai pas besoin de la Femme pour mon bien être (sauf partagé) car je n’oublie pas que c’est une femme qui m’a donné la vie, qu’une femme m’a révélé et qu’une femme en devenir me donne l’envie de vieillir. En cela, je tente de célébrer chaque jour la Femme qui est le seul culte auquel je crois.
Fred de Mai
16:29 Publié dans Fred de Mai | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : Littérature
Il y a parfois des notes…
Le propre de l’homme est de se poser des questions pour ne pas dire avoir des doutes. Je n’échappe pas à cette règle mais j’essaie d’y déroger au maximum car il faut savoir oublier ses craintes pour pouvoir avancer. C’est ce que je tente de faire avec Bâtard en me persuadant que je suis bien un auteur, j’espère pouvoir dire un jour écrivain.
Mais voilà, le doute demeure et peut ressurgir à tout moment. Il suffit de quelques lignes lues sur un blog pour que les questions ressurgissent :
« Alors allez savoir pourquoi, mais aujourd’hui cette idée qu’on puisse se sentir une once écrivain du simple fait de l’existence de ces brouillons de vie que sont les blogs me fait honte. Un sentiment d’irrespect vis-à-vis de ceux qui savent vraiment, de ceux qui ont appris et de ceux desquels nous avons tout à apprendre… »
Cela fait plusieurs jours que je réfléchis à cette phrase de Valentin en me demandant si elle est juste ou sévère. Une chose est sure, il n’y a pas de honte à vouloir être, du moment où l’on se donne du mal pour être, le seul mal être est de ne pas être. Voilà, je viens de me la jouer philosophe avec une phrase à la BHL alors que je n’ai rien d’un Socrate. Tout est là en fait. Il ne faut pas vouloir copier, se comparer ou faire aussi bien que. Si le besoin d’écrire se fait ressentir, il faut noircir les pages sans se demander si l’on est écrivain ou pas. Seul les autres pourront le dire ou pas, mais là n’est pas l’essentiel. Je pense que l’on ne choisi pas, c’est l’art qui nous utilise pour s’exprimer. Alors que ce soit auteur de best seller, écrivain maudit ou modeste blogueur, il faut accepter ce besoin d’écrire sans rougir et sans honte car l’écrivain est celui qui écrit, tout simplement (cette fois, ce n’est pas de la philosophie).
Fred de Mai
PS : J'ai peur que le role de Valentin soit mal perçu. Attention, ce gentil blogueur est tout sauf un donneur de leçon et il m'adresse un éloge bien trop flatteuse dans sa note. Il s'agissait d'une auto critique de sa part et non d'une critique vis à vis tel ou tel blogueur. Je voulais juste faire une note pour lui exprimer mon sentiment et ce en toute amitié.
00:25 Publié dans Fred de Mai | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note | Tags : Littérature








