21.03.2006

Tenter sa chance

Ce jour sera dédié au salon du livre. Pour me porter chance, je serai accompagné d’un bon samaritain. Contre toute attente je ne vais pas parler de mon roman, d’ailleurs je ne vais plus vous parler de Bâtard que je vais garder intimement avant de vous le livrer à tout jamais.

Dans mon sac, il y aura une dizaine de manuscrits ayant pour titre « Përnoyel, l’Ermythe ». Il s’agit d’un conte de Noël que je vais proposer aux éditeurs spécialisés dans la littérature enfantine. Vous pouvez penser à juste titre que je m’y prends un peu tôt pour parler de Noël mais j’aurai appris une chose durant ses neuf mois : le temps s’écoule différemment dans le monde de l’écriture.

J’assisterai ensuite à une conférence ayant pour thème "Le blog, nouvelle forme d'expression littéraire ?" où interviendra Christophe Ginisty. Il est clair que le sujet m’intéresse au plus au point et je suis impatient et curieux d’en connaître le contenu.

Voilà, vous savez presque tout ou presque. Aujourd’hui, c’est baskets et rencontres…

 

Fred de Mai

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17.03.2006

Le salon de l’espoir

Christophe m’a proposé gentiment de l’accompagner à la soirée d’inauguration du salon du livre. Outre, le plaisir de passer un agréable moment avec un ami, je vivais ma première expérience de masse dans le monde littéraire. J’avoue avoir été impressionné par la foule venue se bousculer pour toucher un papier que beaucoup avaient prématurément enterré. Le monde du livre est plus que jamais vivant et je m’en réjouis.

Nous n’avons bu aucune coupe de champagne pourtant j’étais grisé par cette farandole festive en l’honneur de l’écriture.

Des centaines de maisons d’édition, des milliers d’auteurs présents physiquement ou par leurs mots et un modeste apprenti écrivain perdu dans un monde qui lui semble familier bien qu’inconnu.

Combien d’auteurs avons-nous effleuré sans les connaître ? Combien m’effleureront un jour sans savoir qu’ils m’ont lu ? Pourquoi devrais-je arrêter de rêver ?

 

Fred de Mai

11:06 Publié dans Fred de Mai | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

14.03.2006

Langage féminin

Un mail qui amène à sourire surtout quand c’est une femme qui vous l’envoie.

 

 

"Un point c'est tout."

C'est l'expression utilisée par la femme pour finir une discussion quand elle a raison. L'homme a alors le devoir de se taire.

 

"5 minutes"

Si la femme est en train de s'habiller, « 5 minutes » signifient une demi-heure. « 5 minutes » signifient vraiment 5 minutes si elle a donné à l'homme 5 minutes pour regarder la télé avant de l'aider à ranger la maison.

 

"Rien"

C'est le calme avant la tempête. Cela signifie « quelque chose ». L'homme doit rester prudent. Les discussions qui commencent par « rien » finissent généralement par « un point c'est tout ».

 

"Vas-y"

C'est un défi pas une permission ! Ne faites rien.

 

Long soupir

Bien qu'il ne soit pas un mot, le long soupir n'est souvent pas compris par l'homme. Un long soupir signifie que la femme pense que l'homme est un idiot et qu'elle se demande pourquoi elle perd son temps à discuter avec lui de « rien »

 

"Bon d'accord"

C'est l'expression la plus dangereuse qu'une femme puisse dire à un homme. « C'est d'accord » signifie qu'elle va longuement réfléchir pour savoir quand et comment vous faire payer très cher votre faute.

 

"Merci"

C'est le mot le moins souvent utilisé dans le vocabulaire féminin. Si une femme vous remercie, ne posez pas de question, prenez seulement conscience de votre chance et quittez la pièce sans un bruit.

 

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11.03.2006

Dites le avec des fleurs

Homme_fleurHier, je discutais avec deux amis blogueurs (un et deux) dans un cafè parisien. je lançais à mes deux comparses qu'il fallait que j'achète des fleurs pour une artiste que j'aime beaucoup. A mon habitude je partais dans une alternative délirante :

"Au pire, si je ne trouve pas de fleuriste, il y a une boulangerie en face, je pourrai toujours lui acheter une baguette. Cela fait toujours plaisir une bonne baguette de pain !"

A la table voisine, une jeune femme brune, au regard sombre et à la poitrine généreuse lança à mon attention :

"C'est une bonne idée, je viens d'en manger une et je me suis régalé !"

Je la remerciais pour ce secret dévoillé sur les plaisirs insoupçonnés de la femme, avant de reprendre le cours de ma discussion entre blogueurs.

En partant, voyant que la boulangère refoulée me regardait, je tentais un :

"Alors, baguette ou fleur ?"

Elle sans réfléchir :

"Fleur, c'est mieux !"

Je confirmais son choix avant de la saluer. Elle me regarda alors droit dans les yeux en me lançant à la volée :

"De plus on peut toujours manger les fleurs mais le meilleur, c'est de manger la tige"

Ce fut le point final de notre conversation et je restais le pistil entre les jambes flageolantes.

A défaut d'être boulangère, la gourmande semblait plutôt être fleuriste et était tout sauf timide.

Le langage des fleurs m'a rendu pivoine et j'ai pris mes racines à mon cou.

 

Fred de Mai 

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08.03.2006

Journée de la femme, ce que j’en pense…

Nous avons, le 2 février, la journée mondiale des zones humides, réservoirs biologiques (je trouve l’association d’images avec la journée de la femme irrésistible, le ton est posé). Nous allons, le 8 avril, sur la journée nationale du fromage avec son calendrier où les femmes sont à l’honneur et espérons le, moins odorantes. Je sais, je provoque mais il y a de quoi !

Allez, une petite dernière pour enfoncer le couteau dans la plaie (toute image dérivée de mes mots est involontaire). Entendu à la radio énoncé par une animatrice : « la Femme mérite bien sa journée car elle est quand même le meilleur facteur de bien être pour l’homme ».

Quelle belle célébration !

Nous autres Hommes, maître du monde et de l’espèce, proclamons dans notre grande mansuétude reconnaître les bienfaits de la femme en lui accordant une journée anecdotique. Que l’Homme est bon !

Bon j’arrête car je sens monter en moi une envie irrépressible de m’enfiler une canette en me dorlotant les bijoux de famille en visionnant le best of des grands moments du football.

Dites moi que je rêve !

Bon d’accord, la loi du Talion, la religion puis la politique ont eu raison de Gaïa en utilisant subterfuges, vilenies et atrocités pour bâillonner et minimiser le pouvoir de la femme mais nous parlons là d’un autre temps.

Je joue volontairement au Maurice qui pousse le bouchon un peu trop loin et je sais pertinemment que la journée de la femme a été créé pour rappeler le chemin parcouru pour reconquérir les droits bafoués.

Soit, mais il n’empêche que je trouve ce jour dédié réducteur et marquant un peu plus une différence qu’y a pas lieu d’être.

Je n’ai pas besoin de la Femme pour mon bien être (sauf partagé) car je n’oublie pas que c’est une femme qui m’a donné la vie, qu’une femme m’a révélé et qu’une femme en devenir me donne l’envie de vieillir. En cela, je tente de célébrer chaque jour la Femme qui est le seul culte auquel je crois.

 

Fred de Mai

16:29 Publié dans Fred de Mai | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Il y a parfois des notes…

Le propre de l’homme est de se poser des questions pour ne pas dire avoir des doutes. Je n’échappe pas à cette règle mais j’essaie d’y déroger au maximum car il faut savoir oublier ses craintes pour pouvoir avancer. C’est ce que je tente de faire avec Bâtard en me persuadant que je suis bien un auteur, j’espère pouvoir dire un jour écrivain.

Mais voilà, le doute demeure et peut ressurgir à tout moment. Il suffit de quelques lignes lues sur un blog pour que les questions ressurgissent :

 

« Alors allez savoir pourquoi, mais aujourd’hui cette idée qu’on puisse se sentir une once écrivain du simple fait de l’existence de ces brouillons de vie que sont les blogs me fait honte. Un sentiment d’irrespect vis-à-vis de ceux qui savent vraiment, de ceux qui ont appris et de ceux desquels nous avons tout à apprendre… »

 

Cela fait plusieurs jours que je réfléchis à cette phrase de Valentin en me demandant si elle est juste ou sévère. Une chose est sure, il n’y a pas de honte à vouloir être, du moment où l’on se donne du mal pour être, le seul mal être est de ne pas être. Voilà, je viens de me la jouer philosophe avec une phrase à la BHL alors que je n’ai rien d’un Socrate. Tout est là en fait. Il ne faut pas vouloir copier, se comparer ou faire aussi bien que. Si le besoin d’écrire se fait ressentir, il faut noircir les pages sans se demander si l’on est écrivain ou pas. Seul les autres pourront le dire ou pas, mais là n’est pas l’essentiel. Je pense que l’on ne choisi pas, c’est l’art qui nous utilise pour s’exprimer. Alors que ce soit auteur de best seller, écrivain maudit ou modeste blogueur, il faut accepter ce besoin d’écrire sans rougir et sans honte car l’écrivain est celui qui écrit, tout simplement (cette fois, ce n’est pas de la philosophie).

 

Fred de Mai

 

PS : J'ai peur que le role de Valentin soit mal perçu. Attention, ce gentil blogueur est tout sauf un donneur de leçon et il m'adresse un éloge bien trop flatteuse dans sa note. Il s'agissait d'une auto critique de sa part et non d'une critique  vis à vis tel ou tel blogueur.  Je voulais juste faire une note pour lui exprimer mon sentiment et ce en toute amitié. 

00:25 Publié dans Fred de Mai | Lien permanent | Commentaires (14) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

06.03.2006

Enfants de Pub

J’avoue être attentif aux publicités télévisées et c’est avec plaisir que je découvre les campagnes originales (ce qui est de plus en plus rare). Je trouvais les spots pour une certaine télévision numérique plutôt bien faits avec un effet comique sympathique.

Hier, nous étions à table en famille quand nous avons découvert avec attention la nouvelle aventure de ce père qui nous vante le wifi du haut de son arbre. C’est en souriant que j’ai suivi ses péripéties pour suivre ses programmes continuellement squattés par sa petite famille. En dernier recours, le pauvre homme décide de se déguiser en araignée pour effrayer ses deux plus jeunes rejetons et enfin profiter de son forfait. Seulement voilà, sa fille, âgée d’environ cinq ans, voit clair dans son jeu et comment dire : le pourrit en lui parlant comme à une merde. Je sais, l’expression n’est pas des plus châtiées mais c’est comme cela que je l’ai ressenti.

A cet instant, j’ai regardé ma Princesse qui fixait l’écran, incrédule. Comment une petite fille peut parler comme cela à son papa (même s’il s’agit d’une pub) devant des milliers d’enfants avides de publicité.

Je trouve cela choquant et il a fallu expliquer à ma Princesse que cela était mal de parler comme cela à ses parents et que cette petite fille était très vilaine.

Je pense que les créateurs de cette pub n’ont pas d’enfants et je leur propose de venir expliquer à une enfant s’abreuvant et plagiant les publicités qu’il ne s’agit que d’un effet comique et qu’il ne faut pas faire comme la jeune actrice, ni copier son manque de respect.

J’avoue avoir été choqué en regardant cette pub et je changerai de chaîne chaque fois qu’elle sera diffusée.

 

Fred de Mai

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04.03.2006

A quoi sert la plume si ce n'est à voler

PlumeMais de quel voler parlons nous ?
Faut-il que je vole tes émotions ?
Dois-je chaparder ce que d'autre n'ose prendre ?
Peut être s'agit-il juste de s'envoler, planer sur les mots , voler ensemble en laissant le papier prendre racines pour redevenir l'arbre que nous avons sacrifié ?
Car sur ses branches nous étions posés avant que nos plumes se mettent à virvolter.
Alors volons ensemble dans ce ciel tourmenté en espérant qu'il sera là quand il faudra nous reposer.

Fred de Mai

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03.03.2006

Grippe aviaire ?

Non, grippe ordinaire…

 

Enfin pas si ordinaire que cela car j’ai l’impression que les grippes sont plus violentes d’années en années.

Après avoir terrassé mon grand durant toute sa semaine de vacances à la maison, voilà que ce maudit virus s’en prend à ma Dame annulant notre escapade lyonnaise.

Nous ne verrons donc pas famille et amis à cause de cette maudite grippe qui me prive des miens et tourne autour de moi tel un prédateur. J’attends impuissant que la fièvre me gagne, que la gorge me brûle et que mon corps devienne douloureux. Je suis volontaire pour prendre une double dose de ce satané virus s’il épargne ma Princesse.

Je vous laisse le temps d’un week-end car je sens que la maladie a commencé son œuvre car je ressens fatigue et douleur musculaire.

 

J’ai envie de printemps…

 

Fred de Mai

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02.03.2006

Etes-vous sexuellement correcte ?

Je n’ai pas mené cette enquête mais le magazine ISA s’en est chargé. J’aimerai savoir si vous (mesdames) êtes d’accord avec les résultats.

Pour info, c’est un homme qui a mené l’enquête…

 

Vous éclatez vous sexuellement ?

78% se disent satisfaites pour 37% très satisfaites (Alors, heureuse ?)

 

Avez-vous déjà eu deux amants différents dans la même semaine ?

80% des femmes ont fait l’amour au moins une fois avec deux hommes différents à cinq jours d’intervalle, 69% le même jour (sacré chiffre), 13% dans l’heure et 1% dans la demi-heure (quelle cadence !) 

 

Estimez-vous que les homosexuels doivent avoir les mêmes droits que les hétéros ?

Oui pour 70% des femmes contre 60% chez les hommes (ouverture d’esprit ?)

 

Craquez vous instantanément pour un homme ?

Si 55% des hommes craquent dans la minutes, 39% des femmes ont besoin d’une demi-heure ; pour les autres, c’est beaucoup plus long (Le coup de foudre serait-il uniquement masculin ?)

 

La Saint Valentin, ça vous gonfle ?

68% des femmes le pensent contre 56% des hommes (Le célibat toucherait-il plus les femmes ?)

 

Jamais infidèle ?

Fidélité pour 76% des femmes (il n’y a pas le pourcentage des hommes…)

 

L’amour au réveil ?

Non, avant de dormir pour 6 couples sur 10  (réveil difficile ?)

 

Les sites de rencontre sont-ils efficaces ?

Oui pour seulement 21% des Français (pourtant, il y a bousculade !)

 

Avez-vous encore des choses à apprendre sexuellement ?

72% le pensent (heureusement pour eux !)

 

Fréquence de l’amour ?

1,6 fois par semaine (peut-on m’expliquer le 0,6 ?)

 

Trompée, que faites vous ?

Pour 37% c’est impardonnable, 24% se contentent d’une scène, c’est compréhensible pour 15% et pardonnable pour 15% (surprenant !)

 

Positions sexuelles ?

Moins de dix pratiquées (classicisme ?)

 

Masturbation ?

Oui pour 51% des femmes avec un pic à 69% pour les 25 - 34 ans (le bel age ?)

 

Nombre de partenaires sexuels d’une vie ?

3,3 partenaires pour les femmes pour 11 chez les hommes (incroyable !)

 

Fantasme numéro 1 des françaises ?

Regarder un autre couple faire l’amour (voyeurisme ?)

 

Relation sexuelle sans amour ?

Possible pour 35,9 % des femmes contre 63,8% chez les hommes (sentimentales ?)

 

Avez-vous déjà vu un film porno ?

Seulement 23% des femmes pour 47% chez les hommes (je crois qu’ils mentent !)

 

Quel homme pour être infidèle ?

Un homme super drôle (Ah ouais ?)

 

Fellation ?

63% des femmes la pratiquent (no comment…)

 

Désir pour une autre femme ?

Seulement 10% reconnaissent avoir été attirées (je n’y crois pas !)

 

Alors, êtes-vous sexuellement correcte ?

 

Fred de Mai

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01.03.2006

Thé ou café ?

Il est 00h15 et je viens de passer un bon moment devant mon petit écran. Cela semble des plus banals et pourtant…

Je l’avoue, je suis très volage quand il s’agit de télévision, on peut même parler d’infidélité quand on sait que je lui tourne le dos, préférant mon moniteur. Je ne lance pas un débat qui pourrait sous entendre que notre petit média tue la télévision, je constate juste que le petit écran n’arrive plus à retenir mon attention.

Ce soir, j’ai retrouvé cette attraction de l’écran, ce besoin d’être attentif et cette sensation de bien-être incontrôlé. Il ne s’agissait pas d’un film prenant ou d’un reportage poignant mais d’une émission comme il ne s’en fait plus. Un plateau exceptionnel bien que certainement « has been » en terme d’audience, une pléthore de gens vrais, entiers qui marquent plus qu’ils ne plaisent. Ces artistes dont on se passe mais que l’on n’oublie pas.

Ce soir, j’ai regardé la télé et je me suis régalé. Les duos étaient improbables, les échanges étaient simples et le spectateur que je suis, était comblé. Il suffit parfois de peu de chose pour passer un bon moment et malheureusement, la télévision semble l’avoir oublié.

Mention spéciale pour Mister Swing qui a bien changé mais dont la voix me fera toujours vibrer.

Donc, thé ou café ? Peu importe ! J’en redemande…

 

Fred de Mai

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28.02.2006

Icône surgit du passé

La semaine dernière, je visitais Europe 1 quand une apparition m’a projeté dans le passé. Malgré les années, malgré une nouvelle couleur de cheveux, ma mémoire a instantanément reconnu celle qui a été l’égérie de toute une génération d’adolescents boutonneux et pubères dont je faisais partie. Je l’avoue aujourd’hui, Karen Cheryl « la sexy star du disco à la Française », m’a fait fantasmer. J’avais une dizaine d’années à l’époque et les apparitions de cette blondinette à la frimousse coquine mettaient mon cœur et mon corps en émoi. Pour ceux qui pourraient rire sous cape, je rappelle que la dame a vendu 20 millions de disques (cela calme) avant de devenir présentatrice de vitamine, de Hugo Délire ou actrice de sitcom.

Depuis, la chanteuse a retrouvé son vrai nom (Isabelle Morizet) mais elle demeurera pour toujours la Karen de ma jeunesse. N’oublions que nous parlons d’une époque de la télévision (25 ans déjà) où les jeunes filles sexy n’étaient pas légion et rappelons que le catalogue de la Redoute était le seul magazine sexy mis à disposition des ados (eh oui ! Qu’on se le dise).

Je regrette de ne pas l’avoir abordé pour lui dire tout cela (à peu prés tout cela) mais, même avec les années, les icônes restent inaccessibles.

Le plus grand fan de Karen s’appelle Régis (on ne rit pas au fond de la classe) et vous pouvez retrouvez la belle sur son site.

 

Allez, petit cadeau :


podcast
 

Fred de Mai

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27.02.2006

Fin du break…

4 jours sans écrire de note, sans lire de note ou sans laisser un seul commentaire. J’avais besoin de cette pause pour faire le point sur ces huit mois de blog vécus à 100 à l’heure. Il était temps de faire un bilan, de regarder ou non vers l’avenir.

Ces derniers jours, j’ai fait de fabuleuses rencontres, J’ai renforcé des liens déjà fort, j’ai reçu des propositions alléchantes et j’en ai accepté certaines. Toutes ses nouvelles, parfois inattendues, ont un lien direct avec le blog. Le monde virtuel que j’ai créé est en train de devenir un monde réel qui va certainement orienter ma vie future. Je suis en train d’amorcer un tournant déterminant et j’avais besoin de recul pour faire le point.

Il est difficile de changer d’orientation professionnelle à 36 ans et cela ne se fait pas sans appréhension et réflexion. C’est pourquoi, je veux prendre mon temps, éviter au maximum les risques et ne pas commettre d’erreurs irrémédiables.

Voilà l’explication de cette absence. Je n’ai pas encore toutes les réponses mais un avenir nouveau semble se dessiner. Je pense que Bâtard et Paul Vachard seront pour beaucoup dans ma décision finale. D’ici là, je vais continuer de bloguer car c’est grâce au blog que tout cela est devenu possible et surtout parce que j'y prend beaucoup de plaisir.

 

Fred de Mai

PS : Je ne reviens pas seul, une agréable surprise vous attend ici. J'espère que vous prendrez soin de ma muse...

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23.02.2006

Désolé

Je suis sur un petit nuage et j'ai envie d'en profiter...

A bientôt.

 

 Fred de Mai

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17.02.2006

Papa : le métier le plus flippant du monde

J’avoue (même si cela peut paraître prétentieux) ne pas avoir peur de grand-chose. La mort m’a frôlé, je connais bien les salles d’Opération et je n’ai pas eu peur en regardant Scream.

Je pense être paré pour affronter toutes sortes de stress ou d’angoisse et j’ai toujours fait preuve de sang froid dans les moments les plus périlleux.

 

Mais comme en toute chose, il y a une exception : je suis devenu père.

 

Mon grand va sur ses 15 ans (cela donne un coup de vieux) et j’avoue ne pas avoir à me plaindre. Bien sûr, il y a les regards voulant dire : pauvre vieux ! Tu ne peux pas comprendre. Il y a les loupés du langage où il oublie qu’il ne parle pas à ses copains (on est pote mais il y a des limites). Puis il y a les certitudes d’ado qui se résument à : les adultes sont des cons, je connais mieux la vie et mes copains sont d’accord avec moi.

Rien de très grave…

Mais voilà, il y a eu le redoublement, le début d’année décevant et l’arrivée des angoisses. Comment faire comprendre à un ado qui ne pense que dessin et basse (l’instrument pas la vue) qu’il joue son avenir.

Comment lui faire prendre conscience qu’il est en train de poser lui-même les obstacles de sa vie future. Attention, s’il avait voulu par choix exercer une profession manuelle nécessitant une formation spécialisée, je l’aurais soutenu, mais ce n’est pas le cas. Le système scolaire ne juge pas des compétences mais des résultats et l’ado en manque de maturité se retrouve parqué dans une activité qu’il n’a pas choisie mais qui lui permettra de manger (no comment).

De quoi faire d’un self-control man, un père angoissé qui multiplie les discussions et tente d’ouvrir les yeux à son rejeton. Je hais cette angoisse qui tord le ventre.

 

Passons à la petite chose appelée affectueusement Princesse. Nous tenons là l’exemple parfait de l’ange démoniaque. 5 ans et elle a déjà tout compris de son pouvoir de séduction dont je suis la première victime. Elle manipule à sa guise son gaga de père en repoussant un peu plus chaque jour les limites. Ma faiblesse face à ses grands yeux de biche m’effraie. Je me fais violence pour établir des règles et tout ne s’effectue pas en douceur. La petite chose a eu la bonne idée de puiser, mixer et cumuler, le côté cabochard de ses deux parents (qui sont déjà des beaux spécimens du genre). Chose nouvelle, La Princesse débute ses premiers pas dans l’effronterie et cela m’exaspère. Mon dieu que je l’aime pour brider les pulsions meurtrières qu’elle arrive à susciter en moi. Il y a l’affrontement, les cris, le « je ne t’aime pas » (qui vous brise), la porte claquée puis les pleurs, les câlins et la défaite paternelle. Alors oui, j’ai peur car elle fait ce qu’elle veut de moi à seulement 5 ans.

Petit détail qui m’angoisse un peu : son côté amoureuse transie. Elle a pleuré durant 15 minutes quand j’ai eu le malheur de lui avouer qu’elle n’épouserait peut être pas son amoureux plus tard.

Là, je flippe !

 

Papa est le plus beau métier du monde mais le plus flippant Aussi. On ne peut pas démissionner (on ne peut pas !) mais on peut se faire virer (ah les ingrats !).

 

Pourquoi accepter un tel job ?

 

Pour ces moments d’amour et de tendresse incomparables, pour cette fierté qui gonfle le cœur, pour tous ses souvenirs qui ne vous quitterons jamais et parce qu’un : « Papa, je t’aime » vaut tout l’or du monde.

 

Fred de Mai

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16.02.2006

Les filles sont elles des anges ?

La question était posée par Jean-Luc Delarue dans son émission. Sur le plateau huit adolescentes, voire jeunes femmes pour certaines, s’exprimaient sur le sujet. J’avoue qu’il y a 5 ans de cela, je n’aurais porté aucune attention à ce genre de débat. Seulement voilà, ma Princesse est arrivée et depuis, le sujet me préoccupe.

Dès le début, j’avoue que ces ados (qui ressemblent de moins en moins à des adolescentes) m’ont tapé sur le système et je regardais du coin de l’œil ma princesse en me persuadant qu’elle serait différente. Malgré cet agacement, j’ai écouté religieusement ces jeunes filles en levant régulièrement les yeux au ciel pour de multiples raisons : piercing à 11 ans, premier rapport sexuel à 14 ans…

Puis, la façade est tombée, ces jeunes femmes sont redevenues des enfants, trop maquillées et habillées bien trop court, mais des petites filles tout de même. Elles sont certes matures mais aussi fragiles et attendrissantes. Petit plus, elles ne croient plus au prince charmant et c’est une bonne nouvelle (surtout pour les garçons).

Une chose est sûre, les générations semblent de plus en plus précoces mais rien ne change, avec de l’amour et une bonne éducation, on devient quelqu’un de bien. Enfin, je l’espère…

 

Alors oui, les filles sont des anges qui imitent très bien les démons quand elles le veulent.

 

Fred de Mai

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15.02.2006

A la recherche du Buzz

Etant donné que tout le monde en parle, j’ai décidé de me lancer dans la quête du Buzz qui amène DVD, téléphone portable et autres merveilles à ceux qui le maîtrise. Etant perfectionniste, j’ai décidé de m’adresser aux professionnels de la chose pour devenir à mon tour un Superbuzzman. J’ai donc contacté le roi de la promo : Winnie L’Ourson. Pour ceux pourraient rire de ce choix, je rappelle que Winnie l’Ourson, malgré un QI d’huître, a réussi une carrière internationale sans précédent (Oui-Oui a eu moins de succès bien qu’étant largement plus con). La star mielleuse a dénié me répondre quand je lui ai annoncé regarder, et ce plusieurs fois par semaine, ses superproductions (ce qui est vrai !). Il m’a conseillé d’obtenir un entretien avec la reine du Buzz : Mireille L’abeille, Star des drôles de petites bêtes.

Il m’a fallu convaincre son agent, Léon le Bourbon, en utilisant les mêmes arguments avancés avec Winnie (vous aurez compris que ma Princesse contrôle mon lecteur DVD). Le rendez-vous a été pris, j’allais enfin découvrir tous les mystères du Buzz.

Nous avons passé trois heures autours d’un pot de gelée royale où nous avons appris à nous connaître. J’étais heureux d’apprendre  que nous avions une connaissance en commun : Maya, sa cousine.

Mise en confiance, Mireille m’a confié un terrible secret : Les abeilles ne contrôlent pas leur buzz, il vient naturellement. On peut même ajouter qu’elles le détestent car il averti de leur présence (comme le fait l’odeur pour le pet) ce qui est très fâcheux.

Devant ma déception, l’abeille attendrie m’a rassuré en m’affirmant que je ferai une piètre abeille et m’a conseillé d’apprendre le marketing viral qui lui semblait plus adapté à ma situation.

Pas folle la guêpe ! Pardon, l’abeille…

 

Fred de Mai

 

PS : pour ceux qui ne connaissent pas mes références, achetez-vous des enfants.

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14.02.2006

Si je devais te dire je t’aime

Je pourrais le faire avec mes yeux en te transperçant d’un regard pour t’atteindre en plein cœur mais cela ne suffirait pas.

 

Je pourrais le faire avec mon corps qui vibre sous tes caresses et s’abandonne dans ton écrin mais c’est bien plus que cela.

 

Je pourrais te le chanter mais les émotions que tu suscites en moi feraient chevroter ma voix.

 

Je pourrais te le dessiner mais même le plus grand des peintres n'est pas capable d’un tel exploit.

 

Je pourrais te le crier chaque jour mais je ne suis qu’un idiot qui a peur et n’ose pas.

 

Je pourrais te l’écrire chaque matin sur l’oreiller de tes nuits mais ces mots n’existent pas.

 

Alors, il ne me reste que mon cœur qui ne bat que pour toi.

 

Fred de Mai

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09.02.2006

Pensée purement masculine et peut être discutable.

J’aime ma Princesse mais je suis heureux quand elle est à l’école. Seulement voilà, nous sommes en période de vacances scolaires et mes habitudes sont bouleversées par ce petit bout de femme qui me rend gaga.

Aujourd’hui, c’était jour de courses (ménagères, il s’entend) et j’avoue me sortir honorablement de cette tache que l’on attribue trop aisément à la femme. Le problème est que je suis super fort en course, du moment que je suis seul. Cette aura disparaît en présence de mes filles et surtout de la plus petite. Comment traverser les rayons en toute quiétude quand une petite chose vous tire le manteau toutes les cinq secondes parce qu’elle a reconnu le produit vanté par une de ces pubs préférées :

« Oh regarde papa ! C’est le gâteau qu’on peu dessiner un bonhomme avec la bouche dedans ».

Même si le français est approximatif, le message est clair : « je veux des Pépitos ! »

Comment suivre une procédure presque militaire avec cette accro publicitaire collée à vos basques. Le verdict est sans appel : 1 h 30 de courses au lieu des 45 minutes habituelles.

Mais la différence la plus flagrante se ressent à la caisse. Comment expliquer cette augmentation de la note d’environ 25%...

C’est là qu’intervient ma pensée purement masculine et peut être discutable :

Pourquoi en présence de la gente féminine, la facture est toujours plus salée ?

 

Vous n’êtes pas obligées de répondre, du moins, pas méchamment. J’essaie juste de comprendre…

 

Fred de Mai

02:18 Publié dans Fred de Mai | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

08.02.2006

Mon premier concours littéraire

Enfin pas vraiment.

Le fait est que pour la première fois de mon existence, je propose mes mots pour gagner quelque chose et je vous invite à faire de même.
 

Réveillons-nous
Recommandé par des Influenceurs.
 
Pour vous inciter à participer, je vous soumets mon texte.
Bonne chance et que le plus mauvais réveil gagne...
 
 

Pourquoi faut-il se réveiller ?

 

Voilà une question particulièrement stupide qui amène une réponse encore plus stupide : si tu ne te réveille pas, c’est que tu es mort !

Tout est dit.

Il faut nous réveiller chaque matin pour vérifier que nous sommes vivant, that’s life !

Seulement voilà, je n’aime pas le matin donc sensément je n’aime pas le réveil qui a pris la fâcheuse habitude de se dérouler le matin. Avec une telle logique, ce texte risque d’être aussi intéressant qu’un documentaire de chasse et pêche.

Il faut donc se poser la vraie question : Pourquoi je n’aime pas le matin ?

Parce que j’aime la nuit !

Pour ceux qui ne feraient pas la corrélation je vais tenter d’être un peu plus explicite. Qui dit aimer la nuit, dit se coucher tard ou fort tôt. Qui dit vraiment aimer la nuit, dit profiter pleinement des débordements de la vie nocturne, communément appelées : soirées bien arrosées. Partant ce précepte, le réveil ne peut être que cauchemar.

Vous avez quitté de votre plein gré l’établissement (en réalité, vous avez une fois de plus fait la fermeture et on vous a presque jeté dehors) qui a vidé vos poches et rempli votre vessie, pour vous rendre compte qu’il est 5 heures du mat (heure du réveil dans la chanson).

Vous rentrez péniblement chez vous maudissant ce fameux verre de trop que vous ne refusez jamais (cela s’appelle de la politesse). Une fois sur place, vous évitez presque sans bruit tous les obstacles vous barrant le passage pour vous glisser discrètement dans votre lit avec l’élégance de l’hippopotame bourré. Malgré les râles de votre épouse, vous plongez instantanément dans un sommeil lourd rythmé par des ronflements atteignant le niveau 7 de l’échelle de Richter.

Vous ne rêvez pas, vous cuvez…

Vous êtes bien, détendu quand ce « r@gh+£ » d’halogène vient transpercer vos paupières et cramer votre iris déjà rougis. Votre dame, même si elle ne l’avouera jamais, se venge de l’épouvantable fin de nuit qu’elle vient de passer en poussant un tonitruant : « 7h40 ! Il faut emmener la petite à l’école. ».

Généralement vous tentez un timide : « je me sens pas bien, tu ne peux pas l’emmener mon amour ? » qui est toujours suivit du triomphale : « je suis déjà à la bourre, je travaille tôt moi ! ».

La sentence est sans appel : debout espèce d’ivrogne !

Vous détaché délicatement le filet de bave qui vous reliait à l’oreiller pour progresser telle une taupe presbyte (les taupes ont aussi une vie sexuelle) entre le montant du lit et le mur. Vous savez pertinemment que le passage se réduit au niveau de la porte et vous vous décalez pour éviter le choc frontal. Seul un détail vous a échappé, vous avez jeter vos chaussures en vrac et par manque de chance, elles ont atterri au mauvais endroit. Evitant de justesse l’entorse (erreur car vous teniez là un bonne excuse de ne pas emmener la petite à l’école), vous balancez promptement votre autre pied pour retrouver votre équilibre. La douleur du choc ressenti lors du contact tibia/coin du lit est indescriptible. Vous mordez votre poing pour bloquer le cri qui résonne dans votre gorge tout en imitant la danse du flamand rose en rut (fort jolie quand on a des ailes et que l’on est un flamand rose). Votre fille vous regarde en pouffant avant de lâcher presque agacée : « Papa, et mes céréales ! »

Vous tentez de retrouver un semblant de dignité, vous rentrez le ventre, bombez le torse et vous vous dirigez vers la cuisine en boitant. Comme toujours et comme tout homme, vous ne trouvez rien et votre femme vous indique du coude l’emplacement des ingrédients nécessaires au petit déjeuner. Si ma dame s’exprime avec les coudes, ce n’est pas parce qu’elle est manchot, mais parce qu’elle se brosse les dents tout en poussant des « hmm, humph humm » inamicaux.

Les cheveux hirsutes, l’haleine pas teuse mais bien pire, vous allez connaître le second choc douloureux de la matinée. En arrivant au salon, vous êtes accueilli par Dora l’exploratrice qui vous casse les oreilles avec son franglais débile. Je ne vous l’avais pas précisé mais une douleur localisée au niveau du cuir chevelu rend tout bruit insupportable depuis votre réveil et il n’y pas pire cacophonie que Dora, son abruti de singe et ce stupide renard chipeur.

Il faut ensuite choisir les habits de votre fille en espérant qu’elle ne vous en voudra pas plus tard en voyant les photos de classe. Il faut la peigner et vous habillez en moins de cinq minutes. Généralement, vous remettez les habits de la veille et il est trop tard quand vous vous souvenez de l’épisode du verre renversé sur votre pantalon. Vous courez à la salle de bain pour domestiquer votre tignasse en planquant les épis avec de l’eau tandis que votre fille est déjà dans le couloir.

Bien sûr, il fait froid, très froid, et vos cheveux mouillés gèlent instantanément tandis que vous frottez le pare brise.

Plus que deux minutes, mais vous êtes dans les temps. Vous soufflez dans vos mains pour les réchauffer mais surtout pour vous rendre compte que vous avez oublié de vous brosser les dents (pourvu qu’il n’y ait aucune maman connue qui vienne vous faire la bise).

 

Votre fille est à l’école, vous retrouvez votre lit douillet et vous êtes persuadé d’une chose : vous n’aimez ni le matin ni le réveil.

 

Fred de Mai

 

PS : bien sûr, ceci est une fiction…

01:34 Publié dans Fred de Mai | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

07.02.2006

Que l’on me désigne le responsable

Je ne suis pas énervé, juste agacé. Comme tout homme moderne vivant avec son temps, j’utilise un, deux en fait, téléphones portables. Comme tout habitant de la région parisienne, je passe une, plus souvent deux, heures dans ma voiture à chaque sortie. Comme tout le monde, je profite de ce temps perdu dans les embouteillages pour passer des coups de fils. Respectant le code de la route et son interdiction de téléphoner en conduisant, j’ai recours à un kit main libre pour déjouer l’attention des agents verbalisateurs. Jusque là, rien d’anormal…

Seulement voilà, je dois souffrir d’une atrophie de l’intérieur de l’oreille car ces satanées oreillettes ne veulent jamais tenir en place.

Comment, vous aussi connaissez le même problème !

J’en étais sûr !

C’est pourquoi je veux savoir qui est l’énergumène qui a testé et déterminé le diamètre des écouteurs. Etait-il judicieux de confier cette tache à un individu ayant des oreilles à la Philippe Gildas. Non parce que honnêtement,  qui peut se vanter de tenir convenablement l’oreillette ?

Vous êtes tranquillement en ligne en train d’entretenir une agréable conversation et vous oubliez le stress de la circulation quand, au moment clé de la phrase à ne pas manquer, ce fichu écouteur glisse sournoisement de votre oreille pour disparaître sous votre siège. Vous tirez, tel le pêcheur à la ligne émérite, sur votre fil tout en hurlant «  Attendez deux secondes, j’ai un problème d’oreillette ».

Vous êtes obligé alors de pencher la tête en avant pour tenter d’apercevoir l’objet de vos recherches quand, profitant de ce moment de fragilité, le second écouteur décide vous fausser compagnie. Vous râlez, pester tandis que votre interlocuteur lance un : « je vous rappellerai plus tard ».

Vous retrouvez enfin ces maudites oreillettes, vous êtes énervé par ce contre temps, votre file n’a toujours pas avancé et là, vous sentez le regard de la superbe brune au volant de son cabriolet qui vous observe depuis plusieurs minutes en pensant : « pauvre garçon ».

C’est pourquoi, j’exige que l’on me désigne le responsable de ces humiliations quotidiennes que je lui enfonce cette saloperie d’oreillette jusqu’au tympan.

 

Fred de Mai

 

PS : pour les petits malins qui me conseilleraient d’utiliser une oreillette bluetooth. Je tiens à préciser que j’ai été l’un des premiers possesseurs  de cette trouvaille technologique qui vous fait ressembler à monsieur Spoke. En me voyant avec mon engin sur l’oreille, mes anciens collègues m’ont surnommé Jean Luc Lahaie et chantaient « débarquez moi » à chacune de mes apparitions. Alors gardez vos conseils si vous ne voulez pas subir le même sort que l’autre énergumène.

00:00 Publié dans Fred de Mai | Lien permanent | Commentaires (19) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

01.02.2006

Comment j’ai perdu tout espoir